Nouvelle bannière, à vous de choisir !

Maintenant que la bande-annonce est arrivée, je vais changer la bannière du site.
Du coup je vous laisse la choisir parmi les quatre suivantes.
Vous avez une semaine pour voter et bien sûr celle qui recevra le plus de vote sera mise en place la semaine prochaine.
Vous avez donc une semaine pour vous exprimer.

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Jaume Balaguero et Placo Plaza, interview de 2010

L’autre jour, j’ai téléchar… enfin regardé un documentaire sur la nouvelle vague de réalisateur de film d’horreur qui ont redonné ces lettres de noblesse dans les années 2000, à un genre tombé en désuétude dans les années 80-90. Ce docu : « Cinémas D’horreur – Apocalypse, Virus, Zombies » date de 2010 et a été diffusé sur ARTE. Après un entretien avec Alexandre Aja sur qu’est-ce que le film d’horreur, en évoquant avec lui son remake de « La colline a des yeux », puis avec Eli Roth de « Massacre à la tronçonneuse » et le renouveau américain. Le documentaire s’intéresse à l’Europe et notamment à l’Espagne, en compagnie de Jaume Balaguero et Paco Plaza qui évoquent REC 1 et 2… Avant de conclure sur la nouvelle vague britannique avec Neil Marshall à propos de The Descent.

J’ai trouvé l’interview de Balaguero et Plaza vraiment très intéressante et très éclairante sur leur volonté quant à leur film et à leur production. Le documentaire les ramène sur le lieu de tournage du film, dans un immeuble abandonné du centre de Barcelone.

« […] L’horreur n’existe pas qu’en Amérique. Depuis quelques années, le virus de l’horreur se répand un peu partout. En Asie, notamment, avec des phénomènes populaires comme « The Ring » ou « Dark Water ». Mais la contamination touche également l’Europe, à commencer par l’Espagne.

Il y a d’abord eu la création de festivals de films fantastiques, comme San Sebastian ou Sitges, qui ont fédéré une nouvelle cinéphilie… Il y a eu ensuite les plus grands succès publics comme « L’Echine du Diable » de Guillermo Del Toro, « l’Orphelina » de Juan Antonio Bayona ou encore « Les Autres » d’Alejandro Amenabar et puis l’apparition de nouveaux cinéastes, encore peu connus mais très prometteurs comme Jaume Collet-Serra, Paco Cabezas ou Nacho Cerda. Mais les films d’horreur qui ont affolé le box-office espagnol sont [REC] et [REC]2 réalisés par Jaume Balaguero et Paco Plaza avec ce principe simple, un reportage télé dégénère en direct en film de zombies.

L’immeuble où a été tourné REC, est un immeuble en plein centre de Barcelone, vide, inhabité, abandonné… ou presque. »

Jaume Balaguero : « On a l’impression de revenir en arrière »
Paco Plaza : « Un impression de déjà vu, oui »
JB : « Il reste des traces de sang, tu vois ? »
PP : « On leur a surement dit que tout serait remis en état »
JB : « Et on ne l’a pas fait »
PP : « Non » (rire)

PP : « Notre intention était de raconter une histoire qui paraisse la plus crédible possible. Notre idée était de prendre pour point de départ un reporter d’une de ces émissions de télé-réalité qui pullulent en Espagne. Un reporter qui se rend quelque part avec une caméra et qui explique ce qu’il voit. Nous voulions voir ce qu’il se passerait si ce style de caméra que le spectateur associe à la réalité, au langage du documentaire télé, si ce mode de narration était appliqué à une histoire de pure fiction, comme dans ce film de zombie, entre guillemets, car à première vue on dirait qu’il s’agit de zombies. »

JB : « C’est le fil que nous avons toujours suivi, la crédibilité, la réalité. Tout devait être reconnaissable, et tout devait sembler vrai. On ne s’intéressait pas particulièrement aux caractéristiques du genre. On ne recherchait pas une ambiance, une atmosphère noire et terrifiante. Parce que le plus important dans ce film, c’est la sensation de proximité. Que tout soit crédible et que le spectateur ait l’impression que ce qui se passe, se passe à côté de chez lui, chez ses voisins.
On a aussi été très motivés par une idée qui nous semblait passionnante et en même temps un peu compliquée. L’idée de tourner en temps réel. Ça ne s’était encore fait dans aucun film de ce genre. On voulait raconter cette histoire comme si elle se déroulait au moment où le spectateur la voyait, en direct, sans aucune ellipse, sans aucune coupure. On voulait laisser de côté le concept de « ça c’est une vidéo, qu’on a retrouvé et qu’on a montée pour essayer de comprendre ce qui a pu se passer », non, ce qui arrive se produit au moment où on le voit. Respecter ce temps réel était un défi technique… artistique. Un défi à tous les niveaux. Mais je crois que c’est le grand apport de ce film.
Les acteurs ne savaient pas toujours ce qui allait arriver. Il fallait intégrer au film les accidents qui pouvaient se produire sur le tournage.
Normalement, dans un film, quand on tourne un plan, et que soudain un acteur fait tomber un vase par exemple, on coupe. On dit « il y a un vase qui est tombé, on le remet en place et on recommence ». Mais ici non, si un vase tombait, les acteurs devaient se débrouiller avec comme-ci ça faisait partie de l’histoire, comme dans la vie réelle. C’est encore cette recherche d’un réalisme pratiquement pur. Du coup c’est vrai que le tournage a été un peu ouvert à tout ce qui arrivait. »

PP : « Evidemment, on s’est inspiré beaucoup inspiré de principe du jeu vidéo, aussi bien pour REC 1 que pour REC 2. Surtout, on joue dans une structure à niveaux. Les protagonistes traversent des étapes successives. Ils trouvent les objets qui vont les aider à passer à l’étape suivante. En ce sens, la structure est très similaire à celle d’un jeux-vidéo. Ce que nous voulions avant tout, c’était que le spectateur fasse une expérience semblable à celle que l’on fait avec le jeu. »

JB : « Je suis convaincu qu’il faut absolument explorer de nouveaux formats. Le paysage audiovisuel contemporain est un paysage complexe et très changeant. Je crois que les spectateurs commencent à y jouer un rôle bien plus important que celui qu’ils avaient auparavant. Ils ne sont plus uniquement spectateurs. Ils ont commencé à découvrir qu’ils ont la possibilité d’interagir, qu’ils peuvent enregistrer, créer leur propre film, leur propre produit, et les diffuser sur internet. Ce phénomène fait d’eux des éléments fondamentaux de l’univers audiovisuel.

Ça c’est le dos de la sculpture qui donne sur la rue, et qui représente, attention… on a découvert ça pendant le tournage de REC 2, on ne savait pas pour REC 1. Cette sculpture représente une femme attaquée par des démons. Et ça on ne le savait pas, on l’a appris pendant le tournage de REC 2. »

79063249PP : « Je crois que l’ambition de n’importe quel réalisateur, c’est d’émouvoir. Il y a beaucoup de manière d’émouvoir ou de toucher les gens. Le pire des cauchemars, c’est certainement de susciter l’indifférence. Moi, j’aime penser que le travail que j’espère faire toute ma vie, c’est-à-dire réaliser des films, peut servir à faire naitre des émotions chez les gens. La peur, le rire, un bouleversement… d’une façon ou d’une autre. Voilà ma petite contribution. »

JB : « il n’y a rien à ajouter. Je résumerai juste en disant, provoquer n’importe quoi sauf le sommeil au fond, et c’est tout. »

« A la fin des années 2000, [REC] arrive donc à point nommé pour affirmer qu’on ne peut plus vraiment faire des films d’horreur comme avant. Le statut de l’image a changé, les médias ont évolué, la forme du cinéma d’horreur aussi.

D’autres films ont récemment intégrés les médias dans leur fiction, comme Cloverfield, District 9, ou Diary of the Dead. On ne compte plus le nombre de film d’horreur avec un personnage l’œil vissé à la caméra, avec des images vidéos tremblotantes, des journaux télévisés pris d’assaut, des personnages vus en infrarouge, interférences, virus informatique, images littéralement dévorées de l’intérieur.

L’image est devenue un personnage du film d’horreur et peut-être le principal. »

Décriptage de la bande-annonce de [REC]4 Apocalypse

Hier, j’ai donc décrypté, image par image, la bande-annonce de REC 4 Apocalypse, je n’ai trouvé aucune image subliminale, aucun indice caché… rien… je pense que pour cela il faudra attendre la seconde bande-annonce…

En revanche, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai observé les crédits à la fin de la bande-annonce… et j’ai trouvé un indice sur deux retours dans le film, je vous laisse juger par vous-mêmes :

ImageEh oui, Carlos Lasarte et Ferran Terraza pour ceux qui ne maîtrisent pas par cœur le casting de REC 1 et 2 sont respectivement César et Manu, qui sont donc confirmés dans ce quatrième film…

Alors on se calme, je pense qu’il ne s’agit que de simples caméos, mais tout de même, ça fera plaisir de voir des visages familiers (s’ils ne sont pas coupés au montage).